‘Je ne suis qu’un jeune entrain d’oser, Je cherche à atteindre un niveau assez élevé, je me bats pour donner le meilleur de moi-même et je crois qu’avec l’aide du seigneur, l’avenir sera radieux.’

BOL : Tout le monde vous appelle Neveu National, quel est votre vrai nom ?

NN : Mon vrai nom, c’est Jean Claude Daddy MAYUMA, Jean Claude étant mon nom de baptême, Daddy est le prénom donné par ma maman (mes amis intimes m’appellent aussi de la sorte).

BOL : D’où tenez-vous alors le sobriquet de « Neveu National » ?

NN : c’était à l’époque où je cherchais à masquer mon identité en tant que musicien chrétien, arrangeur, ingénieur de son, programmeur, instrumentiste, prédicateur de la parole de Dieu.

Alors, vu que ce que je ferai à la radio et à la télé auraient une connotation humoristique, il fallait trouver un pseudo qui séparerait ma vie professionnelle et ma vie privée, j’ai alors trouvé neveu national qui veut dire Mwana nkasi ya ekolo, neveu de toute la nation, parce que le neveu occupe une place de choix dans les familles africaines, par ex chez les bakongo, le neveu est sacré, qu’on ne peut pas négliger.

BOL : Si vous etes connu aujourd’hui, c’est en majeure partie à cause de votre émission « zappe pas ton neveu », quel a été le mobile de la création de cette émission de divertissement ?

NN : Pour Zappe pas ton neveu, il fallait basculer à la télévision, comme j’avais déjà beaucoup évolué à la radio, avec l’émission on est ensemble qui passait que je devais animer, mes fans ont directement réagi positivement. Ainsi, j’ai créé un nouveau concept ou les gens viendraient raconter des histoires pas comme chez Jamel où on raconte parfois des insanités, plutôt un cadre où sont présentées des histoires saines, des blagues intéressantes. D’où, m’est venu l’idée de créer « Zappe pas ton neveu ».

BOL : Quel sentiment éprouvez-vous à l’égard de ceux qui vous imitent ?

NN :Premièrement, je ne connais pas ceux qui m’imitent, deuxièmement, je me suis donné comme discipline de ne pas regarder les télévisions locales pour la simple raison que j’évite de tomber bas avec toutes ces polémiques qui circulent : je suis ce qui peut m’intéresser, mais je consomme bcp plus les programmes étrangers sur France 2, TF1, je me sens beaucoup plus à l’aise et j’apprends beaucoup d’eux.

Sincèrement, je n’ai pas de sentiment pour ceux qui m’imitent, il faudrait d’abord que je les connaisse pour ressentir quelque chose pour eux.

BOL : A part Zappe pas ton neveu, est-ce que vous comptez produire d’autres émissions de ce genre ou vous comptez carrément changer de thématique ?

NN : Je ne voudrai pas être prétentieux mais je vous dirai que j’ai tout un programme télé que j’ai prévu pour les téléspectateurs, de nouvelles émissions qu’on a pas l’habitude de voir dans nos chaines locales, quelque chose de nouveau et d’attractif à la télévision avec des thématiques très variées. Je vous réserve de grandes choses dans l’avenir si Dieu nous prête vie. Dieu m’a donné une imagination fertile que je sais exploiter à bon escient, je peux concevoir et réaliser un grand nombre de choses.

BOL : Zappe pas ton neveu devient rare à la télé, pour quelle raison ?

NN : Zappe pas ton neveu est une émission qui demande énormément d’argent pour sa production, il faut des sponsors, une seule caméra pour filmer, pour faire venir l’équipe de tournage, il faut d’argent et je n’en ai pas assez hélas ! je suis seul producteur, je dois payer la main d’œuvre, louer le matériel, organiser les répétitions, ce n’est pas une émission produite à la va-vite, il faut de la concentration, payer le transport des acteurs, …Ce sont toutes ces raisons qui justifient la rareté de l’émission ces derniers jours.

BOL : Quel est votre regard par rapport à la jeunesse kinoise de ce moment ?

A mon humble avis, je pense que les jeunes de Kinshasa sont encore en train d’attendre la manne, ils dorment, sont pas encore éveillés alors que le monde évolue. Ils sont à court d’idée à cause des parents qui ne savent pas préparer leurs enfants à prendre la relève pour l’avenir, ni à se construire une vie contrairement à ceux qui vivent en province. Des jeunes débrouillards, il y en a mais pas assez. La grande majorité des jeunes sont plongés dans la musique, la débauche, l’évasion, sans aucun esprit d’initiative.

Il faudrait que les parents apprennent à montrer à leurs enfants le chemin de la vie, à savoir comment chercher à se prendre en charge. A Kin, des vices tels que les phénomènes « gd prêtre », « tozolia te », le « phénomène président », sont des choses à éviter et c’est même ce qui tue la jeunesse aujourd’hui..

BOL : Neveu national est un musicien chrétien, quel album a-t-il déjà produit ?

NN : J’ai fait un album à Matadi qui a connu un succès fou. En 2007, j’ai produit un album mais qui n’est pas encore au point. Une fois la mise au point, je compte offrir mes dvd gratuitement, un peu comme une offrande à Dieu que je veux offrir à son peuple sans les commercialiser comme les autres parce que c’est un choix auquel j’ai opté.

BOL : A part la musique, qu’est-ce qui vous passionne ?

J’aime le cinéma, tout ce qui a trait aux films. J’aime également la culture et l’art. Actuellement, je suis entrain d’écrire mon autobiographie sous forme de film.

BOL : Quelles sont vos ambitions ? Que comptez-vous produire dans les 10 ans à venir ?

NN : Je ne voudrai pas trop exposer mes projets, je les garde d’abord pour moi le temps de rassembler tout ce qu’il me faut pour les réaliser.je les ferai au temps opportun. Je veux une télé éducative qui puisse passer sur câble avec une thématique qui puisse bouleverser le monde.

BOL : Que dire aux jeunes aussi talentueux que vous pour impacter leur génération ?

NN : ne jamais abandonner, éviter les amis qui découragent, que personne ne vous intimide, ne pas faire de compétition avec x ou y, passer plus de temps dans le travail que dans les futilités, ne pas chômer. N’attend pas que le pays te trouve du travail, trouve un travail pour aider ton pays.

BOL : Votre mot de la fin

NN : Je suis très content de Bilengeonline,  une jeunesse qui a choisi de réfléchir, qui sait ce qu’elle veut, qui a des objectifs, qui ne veut pas récolter ce qu’elle n’a pas semé. Je vous encourage. Merci pour l’intérêt porté sur ma personne, je ne suis qu’un jeune entrain d’oser, Je cherche à atteindre un niveau assez élevé, je me bats pour donner le meilleur de moi-même et je crois qu’avec l’aide du seigneur, l’avenir sera radieux.

 

Propos recueillis par Myriam Kudia

A propos de l'auteur

Photo du profil de Bilengeonline

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publié.