« Je recommanderai aux jeunes de ne pas penser qu’on peut réussir tout seul en super héros car la communion fraternelle est la clé d’une vie chrétienne stable. La foi est individuelle mais vécue collectivement… »

BOL : Pasteur Athom’s Mbuma, parlez-nous de vous…

A.M : Je suis né à Kinshasa, à l’hôpital Bobila Dawa. Je suis 9ème d’une famille de 14. Une grande partie de mes études primaires a été faite à Mbuji-Mayi. Diplômé en Section Pédagogie au Collège Saint Éric, j’ai ensuite entamé des études d’écriture musicale à l’INA et actuellement, j’étudie la gestion des Affaires (Business Administration).

Pour parler de mon parcours, je suis membre du groupe GAEL depuis 16 ans, pasteur à Philadelphie depuis 2008, responsable de la conduite de louange, adoration et Leadership (Rhema Worship). En ce moment, je suis coordonnateur de GAEL (Groupe Adorons l’Eternel) depuis le 23 septembre 2013 après la mort de Papa Alain Moloto.

BOL : Quelle est la circonstance ayant favorisé votre conversion ?

J’étais en vacances avec mon frère et mon père au village de mon oncle. En ce moment-là, les missionnaires de l’Eglise FEPACO NZAMBE MALAMU étaient en plein évangélisation et à la vue de ce fait, j’ai pris conscience de mon état de pécheur et compris qu’il me fallait recevoir Jésus comme mon seigneur et sauveur personnel. Ensuite, j’ai appris à renouveler ma flamme pour le seigneur une fois rentré à Kinshasa. Je devais alors me ressouvenir de mon engagement avec le seigneur que je retrouvais sur mon chemin à travers la communauté méthodiste au Congo dans la commune de NGABA. De là, j’ai su que recevoir Jésus dans sa vie impliquaient des enjeux soumis à cette conversion pour que tout change dans ma vie.

BOL : Le pasteur Athom’s a plutôt réussi sa vie. Quel est le secret de cette réussite ?

A.M : Je ne peux pas encore l’appeler réussite; je dirai plutôt que je suis sur le chemin et totalement convaincu que j’y aboutirai. Premièrement, c’est à cause de la grâce du seigneur et de son esprit Saint que j’ai pu accomplir pas mal de choses.

Deuxièmement, avoir un bon entourage, de bons encadreurs que Dieu a mis sur ma route ayant gravé une semence en nous qui est entrain de produire des fruits aujourd’hui. De plus, avoir une relation d’intimité avec le seigneur car l’intimité avec Dieu donne le départ de ce qu’on doit devenir.

BOL : Quelle erreur avez-vous commise dans votre jeunesse que vous interdirez à un jeune aujourd’hui ?

A.M : Primo, négliger sa communauté. Secundo, sous-estimer l’importance d’être avec les autres. Dans ma jeunesse, j’ai grandi avec mes frères et sœurs dans la foi mais les moments les plus sombres de ma jeunesse ont commencé quand je me suis mis à l’écart des autres. Il y a une responsabilité individuelle dans la foi chrétienne mais il ne faut jamais négliger la communion fraternelle.

BOL : Pensez-vous faire mieux que Papa Alain Moloto ?

A.M : Je ne m’afficherai pas dans une ligne de comparaison par rapport à ce fait. Je ne pense pas pouvoir faire mieux que lui, plutôt faire ma part, amener le peuple là où il se doit d’être.

BOL : Comment faire le choix d’un bon conjoint ?

A.M : Tout va d’abord dans la manière dont on conçoit le mariage. Généralement, quand on veut se marier, on réfléchit d’abord sur la personne qu’on veut épouser (comment sera mon homme ?ma femme ?) au lieu de réfléchir sur qui on est vraiment. Il faudrait se demander si l’on a compris sa vie et se connaitre soi-même plutôt qu’aller à la chasse de l’identité de son conjoint. Ensuite épouser la chrétienne té d’une personne et placer sur vous deux une autorité supérieure à laquelle vous obéirez tous, c’est-à-dire Dieu.

BOL : Que dire aux jeunes qui voudraient avoir le même parcours de succès que vous ?

A.M : Je leur dirai d’abord d’imiter l’intimité, la relation avec Dieu. Ne pas imiter les résultats plutôt la cause. De plus, il faut être véritablement chrétien et ne pas avoir honte de montrer sa position dans le seigneur car ce sont les valeurs intérieures qui font notre force extérieure. Telles sont les basiques d’une vie réussie en Jésus.

Propos recueillis par Myriam KUDIA

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